jeudi 6 juin 2013

A Ségur, dans le parc naturel régional des Grands Causses

La méridienne nous a mené vers Millau et au détour d’un virage nous apercevons le fameux viaduc. Impressionnant. Ravitaillement en gaz un peu au Nord de la localité aveyronnaise et nous contemplons les monts des Grands Causses sous le soleil encore très présent cet après midi. Quel contraste avec les étendues plates de la Camargue. Nous passons tout près de Micropolis, le site dédié aux insectes et aux travaux du célèbre entomologiste Fabre. 





Longue discussion en fin d’après midi avec un couple ayant loué une roulotte stationnée juste à coté de nous dans le bourg du village de Ségur. Jovial, leur percheron, est au repos dans le clos et mange son avoinée. Du bois a été apporté pour le feu de la soirée. Ils sont de Salon de Provence et vivent au rythme des pas de leur cheval. Nous échangeons beaucoup sur nos voyages respectifs, ils partiront prochainement pour le Pérou…
10h30 Jeudi 6 juin. Jovial le percheron  a été attelé par le couple sous le contrôle d’une jeune fille de la ferme qui loue les roulottes. Ils partent pour leur dernière journée de randonnée derrière leur cheval et croisent notre Bil en partant. Rencontre insolite et contraction du temps…

mercredi 5 juin 2013

En Camargue

Hier, nous avons entamé notre route vers l’Ouest pour fuir les orages qui devraient arriver ces jours ci par les Alpes Maritimes. Nous poursuivons le soleil qui dispense toujours largement ses bienfaits ce que semblent particulièrement apprécier nos voisins néerlandais de Breda qui, arrêtés à St Martin de Crau pour la soirée, nous ont raconté qu’ils sillonnaient la France depuis de nombreuses années eux aussi à la recherche de la lumière solaire « des vitamines », ils parlent un français remarquable appris tout au long de leurs longues années de voyage dans notre pays. Bien entendu, ils connaissent l’aire du roc à Granville où « il y avait de la neige sur les vitres de notre fourgon » lorsqu’ils sont passés il y a quelques mois…

Sur l'aire de St Martin de Crau - mercredi 5 juin matinée


Une fois nos services effectués, nous partirons vers le mas Thibert en bordure du grand Rhône pour découvrir la faune et la flore aux marais du Vigueirat.

En fait, nous avons opté pour le mas du pont de Rousty qui abrite le musée de la Camargue. Juste en face, nous découvrons l’œuvre de l’artiste japonais Tadashi Kawamata qui a réalisé un observatoire en bois dans le cadre de Marseille Provence 2013. Cet ensemble ressemble à la proue d’un navire et se nomme « horizons » et permet d’embrasser de la vue une bonne partie de la partie sud des étendues camarguaises en direction de l’étang du Vaccarès.


Floki à l'ombre d'un tamaris devant le musée

Les chevaux camarguais et leur robe claire

 Histoire de s’ouvrir l’appétit, nous partons par le sentier de découverte qui nous permet de découvrir la station de pompage de l’eau, la faune aquatique et les paturages. Après avoir cheminé pendant une demi heure, nous abordons les paturages et l’une des six manades de taureaux. Notre effort est récompensé et nous ne regrettons pas d’avoir affronté les  moustiques et autres insectes qui peuplent cet endroit naturel. Au retour, je m’aperçois que j’ai une araignée qui s’est accrochée à ma jambe. A bord de notre Bil, les moustiquaires sont partout déployés. Déjeuner. Il fait 25° , pas de vent. Nous partons ensuite vers Aigues Mortes, passons à coté de la Grande Motte et contournons Montpellier par le Sud.

lundi 3 juin 2013

Troglodytes, Celtes et Gallo Romains

Journée Escale à Gréoux. Ce matin mouvements de notre Bil pour nous mettre l’avant vers l’Ouest et bénéficier ainsi d’une ombre élargie pour déjeuner dehors ce midi. Il faut dire que la température est de 27° et notre ami Floki a pris ses dispositions pour trouver un peu de fraicheur à l’extérieur.





Nous musardons dans les petites rues commerçantes du centre ce matin. Les terrasses se remplissent et les échoppes avancent leurs lots de marchandises devant leurs vitrines. Le ciel est azur, d’un bleu profond qui embellit les matinées provençales. Cet après midi, montée vers le château des templiers qui domine la ville. Il est en cours de restauration et n’est pas encore véritablement mis en valeur. La façade Nord a subit l’outrage des siècles mais les pierres blondes des ruines témoignent encore avec force d’un passé tumultueux.

 Notre promenade se termine par l’incontournable passage devant les thermes Troglodytes, Celtes et Gallo Romains. Une curiste nous a précisé ce matin qu’elle ressentait véritablement les bienfaits de sa cure. Un couple qui semble ne pas avoir besoin de ce genre de stage ce sont nos voisins arrivés en fin de matinée dans leur intégral mobile flambant neuf. Nous prenons langue et nous apprenons qu’ils sont de Joue les Tours et que le chauffeur a travaillé sur le site du Ripault hier en 1968 ... En fait, ils étaient déjà nos voisins immédiats à Ste Croix de Verdon. Un équipage dynamique pour 87 et 85 ans. 27 ans d’expérience en CC. Joli parcours qui prouve que le CC c’est comme le bateau, il n’y a pas d’âge limite pour le pratiquer avec bonheur.

Un temple et des...thermes

Après avoir passé la nuit au bord des eaux émeraude du lac de Sainte Croix de Verdon, nous poussons à Riez, distante d’une dizaine de kilomètres. Le soleil est désormais bien présent et il illumine le grenier d’art qui se déroule au centre du bourg. Ravitaillement en eau sur la grande aire centrale et déjeuner tous lanterneaux ouverts.



 Nous partons ensuite découvrir les colonnes romaines qui font la fierté de la ville. Elles sont impressionnantes avec leur 7 m de haut. En fait, il s’agit des restes d’un temple consacré à Apollon. Votre serviteur qui n’en est pas un, n’a pas résisté au plaisir de caresser ce granit gris de l’Esterel qui a été longuement poli par les hommes et le temps. Les colonnes reposent sur des blocs de marbre blanc. Superbe.

COLONIA IVLIA AVGVSTA APPOLINARIS REIORVM

 L’empereur Auguste a été bien inspiré en créant une ville ici dont beaucoup de ruines subsistent à – 2m50 sous le sol actuel. Du boulot en perspective pour les archéologues.
Aux alentours de 15h00, nous sommes en approche de Gréoux les bains. Surprise, le camping cariste d’à coté vit dans la région depuis plus de 20 ans mais il est originaire de St Vaast. Quant à nos voisins de l’autre coté, l’une des personnes de cet équipage est de…Barfleur. Le Cotentin se serait-il donné rendez vous sur ces chaudes terres du Sud ?
A Gréoux les Bains



En tout cas, Floki, quant à lui, a un imposant Terre Neuve comme voisin immédiat avec lequel il a immédiatement fait connaissance. Son maître est allé récemment à St Vaast enterrer son père (à lui pas du chien)

dimanche 2 juin 2013

De thermes en lac

Services effectués samedi matin nous poussons vers le Nord et Digne les Bains nous accueille sur son parking fréquentés par les camping curistes qui se reconnaissent facilement à leur petit sac bleu porté au coté. Les tamalous se sont donnés rendez vous ici au fond du canyon à trois kilomètres de Digne. Nous déjeunons sur place et improvisons comme à chaque fois la suite de notre itinéraire.

 Où dormirons nous ce soir ? la question se renouvelle avec bonheur chaque jour. Cela fait partie du charme de notre nomadisme. Nous décidons de rester dans un rayon d’une cinquantaine de kilomètres à proximité de notre objectif de la semaine prochaine : le marché de Gréoux les Bains prévu mardi.
 Montée sur l’impressionnant plateau de Valensole où les immensités de lavande promettent un énivrant parfum pour les semaines à venir. L’aire de Sainte Croix de Verdon a retenu notre attention, nous y arrivons en milieu d’après midi. Comme à l’accoutumée lors de nos arrivées,

 Floki est le premier à mettre pattes à terre, rapide reconnaissance de notre environnement en sa compagnie et nous partons découvrir les ruelles et les petits escaliers qui mènent jusqu’au lac. Bains de pieds dans une eau plus que fraiche. Tonique. Nous regagnons notre bil d’où la vue est extraordinaire sur le lac et les montagnes qui le cernent. Au fond, Moustier sort de l’ombre en fin d’après midi. Les gorges du Verdon sont sur sa droite. Un décor de western qui complète celui rencontré dans la matinée à Digne.

Bories et coupoles

Vendredi 31 mai. Nous quittons notre hâvre au creux des collines de Gordes pour descendre quelques kilomètres plus bas sur un parking balayé par le mistral qui provoque un soulèvement de tornades de sable blanc qui fouettent les visages. Nous partons à pieds le long du chemin menant au village des bories. Tout au long du parcours, les lauzes veillent sur la robustesse des murs de pierres sèches. Peu de monde, très peu de monde en cette matinée ensoleillée mais encore fraiche. Quel contraste avec notre première visite il y a 24 ans. Il est vrai que nous étions alors en plein après midi d’un mois de juillet et que la température était caniculaire. Nous explorons le village dans ses moindres détails, programme rapidement abandonné lors de notre première visite la chaleur étant trop difficile à supporter. Retour à notre bil après une demi-heure de marche et déjeuner sur place. Nous décidons ensuite de partir vers les alpes de Haute Provence et nous arrivons à St Michel l’Observatoire. Nous parcourons les quelques centaines de mètres qui séparent notre aire du village. Un parcours « Lou camin dis estrellos » ce « chemin vers les étoiles » nous emmène au gré des découvertes astronomiques classées chronologiquement jusqu’au sommet de St Michel d’où un magnifique panorama dominant l’église haute du XIIème embrasse les coupoles de l’observatoire, la montagne de Lure et les sommets environnants  encore enneigés vers le Sud Est.

A Gordes en Lubéron

Cap à l’Est en cette matinée ensoleillée du jeudi 30 mai 2013. Nous filons vers Gordes. Le celèbre village du Luberon domine depuis des siècles la vallée de l’Imergue. Nous nous posons derrière la Gendarmerie. Quelques camping caristes allemands ont déjà mis leurs cales en place.Nous en faisons autant, nous resterons à Gordes jusqu’à demain matin, nous quitterons notre emplacement pour aller voir si les pierres des Bories sont aussi chaudes qu’il y a quelques années.
 Petite sortie pour dégourdir les pattes de notre loup et nous partons à la découverte du village. Nous errons au gré d es nombreuses calades – petites ruelles pavées bordées de caniveaux à deux rangées de pierres qui se transforment parfois en escaliers. – des passages voutés, des arcades de vieilles et hautes maisons et des vestiges de fortifications. Gordes est pleine de charme avec ses nombreuses boutiques et ateliers d’artistes.