mercredi 12 juin 2013

Dans le Marsan

Moi, je ne suis pas admis au parc animalier sinon les canards passeraient un mauvais moment
Venant du Périgord, nous avons transité par la Gironde et passé une nuit sur la colline de La Réole qui domine la Garonne. Route Sud Sud Ouest ensuite vers Mont de Marsan. Nous abordons le sud de la ville à la recherche du vendeur d’accessoires de Mont St Pierre pour y faire l’acquisition de deux bidons d’Aqua Kem blue pour nos toilettes et d’un bouchon connecteur pour notre réservoir d’eau potable qui devrait nous faciliter grandement les ravitaillements à venir en libérant de toute contrainte la personne qui tient le tuyau.
Notre Husbil posé à Mont de Marsan

Vous avez vu mon beau profil ?

Sa majesté, la grue couronnée


19h00, le rosé est frais

un faux air de Florent Pagny, non ?


Mont de Marsan nous accueille dans son ancien camping municipal. Immense. Nous sommes seuls sur ce grand terrain qui jouxte le parc animalier de la ville. Les cris stridents des paons bleus nous parviennent régulièrement et nous incitent à leur rendre une petite visite. Les animaux sont en liberté sur 4 hectares. Nous croisons des chèvres, des mouflons de Corse (I Muvrini) , des lamas, des grues couronnées, des lièvres de Patagonie qui se laissent facilement  approcher. Fin d’après midi, le soleil fait son grand retour sur les landes. Demain, nous irons vers l’Océan en rejoignant Mimizan Plage où il sera agréable de mettre les vélos à terre.

lundi 10 juin 2013

Un chateau composite

Nous avons poussé jusqu’à la bastide de Monpazier, la mieux conservée de toutes, la météo s’est dégradée et nous nous abritons des averses orageuses en attendant paisiblement sous des cornières du XIIème qui cernent la place du village. Une brocante est organisée ce week end et les déballeurs ont investi la halle du XVIème dont la charpente de châtaignier a plutôt bien traversé le temps.




 Route plein sud pour jeter un œil sur le château de Biron, le plus important du Périgord dont l’un des occupants a eu la tête tranchée pour avoir trahi Henri IV ; selon la légende, Charles de Gontaut-Biron promène sa tête sur les remparts dans la nuit du 31 juillet… La famille était dans la place du XIIème au XXème siècle. Vieille famille agenaise qui a intrigué avec plus ou moins de bonheur auprès des rois de France…

En regardant leur demeure, on peut lire aisément les différentes époques du château, la partie centrale du XIIème n’est pas sans rappeler le donjon du château de Guillaume à Falaise. 

samedi 8 juin 2013

La ville à remonter le temps

Vendredi 7 juin
Arrivés à Sarlat pour déjeuner, nous escalons à 10 minutes de marche de la cité médiévale. La sortie digestive avec Floki va m’amener à faire connaissance d’un couvreur dont l’entreprise a été rachetée à son grand dam par des étrangers, les héritiers ayant décidé de vendre l’affaire. Floki a poursuivi un lièvre sorti d’entre les palettes de tuiles. « En début de matinée, il y en a 60 ici et j’ai même vu des chevreuils dans le pré juste à coté » il faut dire que Sarlat est noyée dans la profonde verdure perigourdine. Nous verrons demain matin si notre couvreur n’a pas trop exagéré.
l'église Ste Marie

Les nourritures du corps ont remplacé celles de l'esprit...

Vers 15h00 nous descendons vers le centre ancien que nous retrouvons avec bonheur tant chaque rue, chaque place, chaque cour, chaque détail architectural est un régal pour les yeux. La surprise est toujours au rendez vous au détour de tel passage biscornu. Là, on déniche une galerie d’art, ici c’est un fileur de verre qui travaille sous nos yeux. Son métier est rare, il ne sont que quinze en France.
La chapelle des pénitents bleus
La marche des siècles se reflète souvent verticalement : rez de chaussée médiéval, étage gothique ou renaissance, faîtage classique. Les fenetres à meneaux sont autant d’écrins entourés de pierres blondes. Il faut dire qu’à Sarlat même les maisons les plus modestes distillent un charme enjôleur comme nombre de logis aux murs trapus qui s’appuient sur les lourds vestiges des remparts. Nous concentrons notre attention sur l’église Ste Marie, désaffectée à la révolution, laissée à l’abandon, elle a été restaurée au début du siècle et Jean Nouvel, l’enfant du pays, lui a refait un lifting contemporain adapté à sa condition de marché couvert.

Un peu plus loin, je m’attarde sur la chapelle St Benoit qui date du XIIème, elle est bâtie sur les restes de l’abbaye Romane du IXème. On la nomme aussi la chapelle des pénitents bleus…
Samedi 8 juin, 09h30 nous nous apprêtons à nous immerger dans l'immense marché qui couvre l'ensemble de la cité médiévale.

vendredi 7 juin 2013

Hiéroglyphes en Lot

Peu après avoir abordé le Lot nous stoppons sur l’aire de Figeac à 150 m du centre ville. Arrêt incontournable dans la ville qui a vu naître  Jean-François Champollion en septembre 1790. 



Sur la place qui porte son nom, un musée lui est consacré. Le vieux Figeac présente de très nombreuses maisons du XVème et du XVIème. Elle est d’ailleurs classée ville d’art et d’histoire. Place des écritures, une immense reproduction de la célèbre pierre de Rosette couvre le sol. Comme vous le savez, l’original est au British Museum et c’est grâce à la version grecque du texte que le génial Champollion a pu en octobre 1822 déchiffrer la signification des hiéroglyphes notamment grâce au cartouche de Ramses.

Nous poursuivons notre route vers Gramat, choisie pour l’étape d’aujourd’hui. La température est de 28° et nous attendons avec impatience la fraicheur du soir.

jeudi 6 juin 2013

A Ségur, dans le parc naturel régional des Grands Causses

La méridienne nous a mené vers Millau et au détour d’un virage nous apercevons le fameux viaduc. Impressionnant. Ravitaillement en gaz un peu au Nord de la localité aveyronnaise et nous contemplons les monts des Grands Causses sous le soleil encore très présent cet après midi. Quel contraste avec les étendues plates de la Camargue. Nous passons tout près de Micropolis, le site dédié aux insectes et aux travaux du célèbre entomologiste Fabre. 





Longue discussion en fin d’après midi avec un couple ayant loué une roulotte stationnée juste à coté de nous dans le bourg du village de Ségur. Jovial, leur percheron, est au repos dans le clos et mange son avoinée. Du bois a été apporté pour le feu de la soirée. Ils sont de Salon de Provence et vivent au rythme des pas de leur cheval. Nous échangeons beaucoup sur nos voyages respectifs, ils partiront prochainement pour le Pérou…
10h30 Jeudi 6 juin. Jovial le percheron  a été attelé par le couple sous le contrôle d’une jeune fille de la ferme qui loue les roulottes. Ils partent pour leur dernière journée de randonnée derrière leur cheval et croisent notre Bil en partant. Rencontre insolite et contraction du temps…

mercredi 5 juin 2013

En Camargue

Hier, nous avons entamé notre route vers l’Ouest pour fuir les orages qui devraient arriver ces jours ci par les Alpes Maritimes. Nous poursuivons le soleil qui dispense toujours largement ses bienfaits ce que semblent particulièrement apprécier nos voisins néerlandais de Breda qui, arrêtés à St Martin de Crau pour la soirée, nous ont raconté qu’ils sillonnaient la France depuis de nombreuses années eux aussi à la recherche de la lumière solaire « des vitamines », ils parlent un français remarquable appris tout au long de leurs longues années de voyage dans notre pays. Bien entendu, ils connaissent l’aire du roc à Granville où « il y avait de la neige sur les vitres de notre fourgon » lorsqu’ils sont passés il y a quelques mois…

Sur l'aire de St Martin de Crau - mercredi 5 juin matinée


Une fois nos services effectués, nous partirons vers le mas Thibert en bordure du grand Rhône pour découvrir la faune et la flore aux marais du Vigueirat.

En fait, nous avons opté pour le mas du pont de Rousty qui abrite le musée de la Camargue. Juste en face, nous découvrons l’œuvre de l’artiste japonais Tadashi Kawamata qui a réalisé un observatoire en bois dans le cadre de Marseille Provence 2013. Cet ensemble ressemble à la proue d’un navire et se nomme « horizons » et permet d’embrasser de la vue une bonne partie de la partie sud des étendues camarguaises en direction de l’étang du Vaccarès.


Floki à l'ombre d'un tamaris devant le musée

Les chevaux camarguais et leur robe claire

 Histoire de s’ouvrir l’appétit, nous partons par le sentier de découverte qui nous permet de découvrir la station de pompage de l’eau, la faune aquatique et les paturages. Après avoir cheminé pendant une demi heure, nous abordons les paturages et l’une des six manades de taureaux. Notre effort est récompensé et nous ne regrettons pas d’avoir affronté les  moustiques et autres insectes qui peuplent cet endroit naturel. Au retour, je m’aperçois que j’ai une araignée qui s’est accrochée à ma jambe. A bord de notre Bil, les moustiquaires sont partout déployés. Déjeuner. Il fait 25° , pas de vent. Nous partons ensuite vers Aigues Mortes, passons à coté de la Grande Motte et contournons Montpellier par le Sud.

lundi 3 juin 2013

Troglodytes, Celtes et Gallo Romains

Journée Escale à Gréoux. Ce matin mouvements de notre Bil pour nous mettre l’avant vers l’Ouest et bénéficier ainsi d’une ombre élargie pour déjeuner dehors ce midi. Il faut dire que la température est de 27° et notre ami Floki a pris ses dispositions pour trouver un peu de fraicheur à l’extérieur.





Nous musardons dans les petites rues commerçantes du centre ce matin. Les terrasses se remplissent et les échoppes avancent leurs lots de marchandises devant leurs vitrines. Le ciel est azur, d’un bleu profond qui embellit les matinées provençales. Cet après midi, montée vers le château des templiers qui domine la ville. Il est en cours de restauration et n’est pas encore véritablement mis en valeur. La façade Nord a subit l’outrage des siècles mais les pierres blondes des ruines témoignent encore avec force d’un passé tumultueux.

 Notre promenade se termine par l’incontournable passage devant les thermes Troglodytes, Celtes et Gallo Romains. Une curiste nous a précisé ce matin qu’elle ressentait véritablement les bienfaits de sa cure. Un couple qui semble ne pas avoir besoin de ce genre de stage ce sont nos voisins arrivés en fin de matinée dans leur intégral mobile flambant neuf. Nous prenons langue et nous apprenons qu’ils sont de Joue les Tours et que le chauffeur a travaillé sur le site du Ripault hier en 1968 ... En fait, ils étaient déjà nos voisins immédiats à Ste Croix de Verdon. Un équipage dynamique pour 87 et 85 ans. 27 ans d’expérience en CC. Joli parcours qui prouve que le CC c’est comme le bateau, il n’y a pas d’âge limite pour le pratiquer avec bonheur.